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Mondial: retrouvailles Allemagne-Argentine en quart de finale

dimanche 25 jui, 03 h 31

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne, efficace et enthousiaste face à la Suède, et l'Argentine, laborieuse mais courageuse face au Mexique, se retrouveront vendredi à Berlin en quart de finale de la Coupe du monde de football après des qualifications aux scénarios diamétralement opposés.

On prédisait à l'Allemagne un match difficile contre la Suède en huitièmes de finale mais son duo d'attaque a mis moins d'un quart d'heure pour terrasser son adversaire, grâce à un doublé de Lukas Podolski concluant à chaque fois le travail de Miroslav Klose.

L'Argentine a en revanche souffert pour sortir le Mexique.

Elle doit son salut à un superbe but de son milieu de terrain Maxi Rodriguez dans les prolongations, alors que le score était de 1-1 à l'issue du temps réglementaire.

L'Allemagne a pu jouer à 11 contre 10 pendant une heure avec l'expulsion du défenseur suédois Teddy Lucic à la 35e minute de jeu et elle n'a jamais tremblé face une équipe hors de son sujet.

L'Argentine s'est pour sa part dépensée pendant deux heures face au bloc défensif mexicain, avec la crainte permanente d'un but assassin qui l'aurait prématurément renvoyée à la maison.

Le quart de finale de vendredi rappellera des bons et des mauvais souvenirs aux supporters des deux camps.

L'Argentine avait battu l'Allemagne 3-2 en finale du Mondial mexicain en 1986. Les Allemands avaient pris leur revanche quatre ans plus tard en Italie, grâce à une victoire 1-0 sur un penalty litigieux au terme d'un match houleux.

LE "SOURIRE" ALLEMAND

Jürgen Klinsmann, l'actuel sélectionneur allemand, pourrait même croiser à nouveau Diego Maradona, présent à tous les matches de l'Argentine depuis le début de la Coupe du monde en Allemagne. Les deux hommes étaient présents sur la pelouse du stade olympique de Rome en 1990.

Le vaincu du quart de finale de vendredi pourra nourrir des regrets légitimes tant, avec l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine auront figuré parmi les meilleures équipes, les plus plaisantes aussi, depuis le début du tournoi.

Portée par la ferveur populaire, l'Allemagne refuse d'envisager une élimination dès les quarts de finale.

"Nous n'allons pas nous arrêter en quarts de finale. Notre appétit grandit, il n'est pas rassasié", a prévenu Klinsmann, heureux du "sourire" affiché par son équipe dans le jeu.

L'ambiance de fête en Allemagne a toutefois été gâchée samedi par des heurts entre supporters allemands et anglais à Stuttgart.

La France, pour sa part, affiche le sourire du soulagement après sa qualification in extremis pour les huitièmes de finale. Et elle se dit désormais que tout est possible, même face à une formation espagnole brillante lors du premier tour.

Les Bleus s'appuient sur ses certitudes défensives mais doivent faire mieux devant. Le retour prévu de Zinedine Zidane mardi contre l'Espagne, après sa suspension contre le Togo, va cependant contraindre Raymond Domenech à modifier une nouvelle fois son organisation offensive.

A la foi des Français en leur destin de miraculés, l'Espagne oppose une confiance acquise par un jeu collectif fluide, technique et efficace.

"J'ai une confiance énorme en mon équipe, d'abord parce que c'est mon boulot, ensuite parce qu'honnêtement, je pense qu'on va passer", a averti le sélectionneur espagnol Luis Aragones.

Au lendemain de son coup de tête victorieux contre la Corée du Sud, le sourire a en revanche disparu du visage de Philippe Senderos.

Le jeune défenseur suisse est forfait pour le reste du Mondial après s'être déboîté l'épaule contre les Coréens.

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