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Cyclisme: Lance Armstrong aurait admis avoir pris de l'EPO

vendredi 23 jui, 05 h 57

PARIS (Reuters) - Lance Armstrong aurait reconnu, à l'époque où il soignait son cancer, avoir pris de l'érythropoïétine (EPO), rapporte Le Monde.

"Selon de nouveaux témoignages recueillis sous serment d'octobre 2005 à janvier 2006 par un tribunal de Dallas - et dont Le Monde s'est procuré une copie - le septuple vainqueur du Tour de France aurait déclaré le 28 octobre 96 à un médecin de l'Indiana University Hospital d'Indianapolis, avoir consommé des produits dopants", explique le quotidien.

"Le médecin l'avait interrogé sur une éventuelle prise de produits dopants, au sortir de son opération du cerveau, afin de lui prescrire son traitement post-opératoire.

"Devant Franckie Andreu et son épouse, qui ont déposé sous serment à Dallas, Lance Armstrong a répondu qu'il avait pris: de l'EPO, de la testostérone, des hormones de croissance et de la cortisone."

Jointe au téléphone par Reuters, l'Union cycliste internationale n'a pas souhaité commenter l'information.

Le journal L'Equipe avait annoncé en août dernier, quelques semaines après la septième et dernière victoire d'Armstrong dans le Tour de France, que six échantillons urinaires prélevés sur le sportif lors du Tour 1999 étaient positifs à l'EPO.

Mais le Texan a été lavé de tout soupçon par une enquête commanditée par l'Union cycliste internationale (UCI) dont les conclusions ont été rendues publiques à la fin du mois dernier.

"Le rapport innocente complètement Lance Armstrong de l'utilisation présumée de produits dopants lors du Tour de France 1999", explique dans un communiqué de la firme néerlandaise Scholten, qui avait été mandatée pour enquêter sur l'affaire Armstrong.

Dans ses conclusions, Scholten affirme que l'Agence mondiale anti-dopage (Ama) et le Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) de Chatenay-Malabry, qui a analysé les prélèvements effectués sur Armstrong, se sont comportés de façon "complètement incohérente" avec les règlements régissant au plan international les contrôle antidopage.

L'Ama a réagi en jugeant "grotesque" ce rapport et son président, Dick Pound, a souligné que "si le sujet n'était pas aussi important et que les allégations contenues dans ce rapport n'étaient pas aussi irresponsables, nous serions enclins à ne donner à ce document que le peu d'attention qu'il mérite".

Collaborateur de Scholten, l'avocat Emile Vrijman, ancien directeur de l'agence néerlandaise antidopage, a été choisi en octobre dernier par l'UCI pour enquêter sur les accusations portées contre Armstrong.

Le cycliste texan, qui avait remporté son premier Tour en 1999, a toujours démenti ces accusations.

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