Reuters

Mondial: l'Allemagne monte en puissance

mardi 20 jui, 13 h 56

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne a rendu une copie nette et sans bavure 3-0 face à l'Equateur qui témoigne de sa montée en confiance et en puissance au fil des matches du Mondial disputé devant son public.

L'équipe de Jürgen Klinsmann termine en tête du groupe A avec neuf points et affrontera le deuxième du groupe B, dont le classement final sera connu dans la soirée.

La place se jouera sans doute dans le match opposant la Suède à l'Angleterre, même si Trinité-et-Tobago qui affronte le Paraguay a une petite chance de passer.

Pour la première fois de la Coupe du monde, l'Allemagne foulait la pelouse de l'Olympiastadion de Berlin et le public a salué l'événement à sa juste mesure en réservant un soutien sans faille à la Mannschaft.

"C'est la fièvre de la Coupe du monde", s'est enthousiasmé Klinsmann.

"Notre objectif était la victoire dans le groupe et nous l'avons rempli. C'était difficile de tenir le rythme parce qu'il faisait chaud mais globalement, nous sommes satisfaits et nous attendons les matches à élimination directe avec impatience."

Michael Ballack, brillant meneur, et ses équipiers ont démontré qu'ils seraient un sérieux obstacle à franchir.

L'Equateur, révélation du début de tournoi après ses succès probants contre la Pologne et le Costa Rica, n'a rien pu faire contre l'emprise de la Mannschaft.

Les Allemands se sont imposés par un doublé de Miroslav Klose aux 4e et 44e minutes et un troisième but de Lukas Podolski à la 57e. Au passage, Klose s'est hissé au rang de meilleur buteur avec quatre réalisations.

Dans l'autre match du groupe A, la Pologne a battu le Costa Rica 2-1 pour l'honneur.

ABATTRE SES CARTES

Après l'Allemagne et l'Angleterre, ce sera au tour de l'Argentine et des Pays-Bas de clore leur premier tour mercredi et de confirmer le potentiel entrevu lors des premiers matches.

Les Argentins ont quasiment dépassé les Brésiliens au rang de premiers favoris du tournoi après leur prestation étincelante contre la Serbie-et-Monténégro 6-0. Mais leur sélectionneur Jose Pekerman ne veut surtout pas entendre parler du mot "favori".

Le coach argentin rappelle que d'autres équipes ont elles aussi déjà affiché leur valeur lors des premiers matches du tournoi, citant par exemple l'Espagne, victorieuse lundi 3-1 contre la Tunisie après avoir été menée 1-0 pendant une heure.

Les deux victoires un peu laborieuses du Brésil ne veulent pas dire grand-chose non plus, ajoute Pekerman.

"Nous connaissons le Brésil, son potentiel. Il est probablement dans une phase de transition. C'est peut-être la même chose avec la France, ou l'Italie, avec des équipes qui n'ont peut-être pas encore abattu toutes leurs cartes."

Pour les Bleus, l'heure est venue de les abattre face au Togo vendredi. En l'absence de Zinedine Zidane, suspendu pour ce match décisif, la France pourrait revenir à un système avec deux attaquants, pour l'instant laissé à l'écart par Raymond Domenech depuis le début de la Coupe du monde.

Les Togolais, bien que déjà éliminés, n'entendent en tout cas pas se laisser faire. Et leur préparation ne risque plus d'être perturbée par la question des primes, qui est réglée, à en croire la Fifa.

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