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Mondial: le sélectionneur argentin récuse le mot de "favori"

mardi 20 jui, 11 h 08

HERZOGENAURACH, Allemagne (Reuters) - Le sélectionneur argentin Jose Pekerman récuse le mot de "favori" à propos de son équipe dans la Coupe du monde de football.

La sélection sud-américaine a marqué les esprits en infligeant un brillant 6-0 à la Serbie-et-Monténégro après une victoire 2-1 face à la Côte d'Ivoire.

"Ce qu'on a vu sur la pelouse, c'est que l'Argentine avait un potentiel. De là à dire que nous sommes candidats au titre, c'est aller vite en besogne. En tout cas, on ne voit pas ça comme ça", a affirmé Pekerman.

Le coach argentin rappelle que d'autres équipes ont elles aussi déjà affiché leur valeur lors des premiers matches du tournoi.

"On parle peut-être beaucoup de l'Argentine en raison de la puissance offensive dont elle a fait preuve mais d'autres équipes ont également bien joué, il faut le souligner."

"Par bonheur, dans nos deux premiers matches, surtout dans le deuxième, les joueurs ont brillé et réaffirmé le statut de l'Argentine. C'est pourquoi j'attache de l'importance au match contre les Pays-Bas."

"Demain, nous affrontons une grande équipe qui joue historiquement un bon football. Ils ont toujours cherché à contrôler le ballon, à le faire circuler sur les ailes, à créer et s'appuyer sur la technique de leurs joueurs."

"En cela, je vois beaucoup de similitudes avec l'Argentine (...). Il y a beaucoup de nouveaux joueurs qui n'ont pas encore atteint leur maximum et je les vois devenir une grande équipe."

L'Argentine sera opposée, à moins d'une énorme surprise, au Mexique ou au Portugal au prochain tour. "Nous n'avons pas encore vu le meilleur du Mexique ou du Portugal. Aux prochains tours, ce seront des équipes très difficiles à jouer."

Pekerman a aussi noté le beau parcours de l'Espagne. "L'Espagne joue toujours très bien mais souvent, quand elle est menée, elle est incapable de retourner le score en sa faveur. A mon sens, sa victoire contre la Tunisie a un parfum spécial. Cela lui donne une certaine force mentale et montre que l'équipe est sur la bonne voie."

Les deux victoires un peu laborieuses du Brésil ne veulent pas dire grand-chose, ajoute le sélectionneur.

"Nous connaissons le Brésil, son potentiel. Il est probablement dans une phase de transition. C'est peut-être la même chose avec la France, ou l'Italie, avec des équipes qui n'ont peut-être pas encore abattu toutes leurs cartes."

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