mardi 20 oct, 21 h 39
(Presse Canadienne) -- Après un «certain éloignement», la FTQ est en train de renouer avec le Parti québécois, croit la chef péquiste Pauline Marois.
La chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale a en effet été reçue, mardi midi à Montréal, par le conseil général de la FTQ.
Cette instance, la plus importante entre les congrès, compte environ 200 membres, soit les représentants des plus importants syndicats affiliés à la centrale syndicale.
La réunion était à huis clos mais, de l'extérieur de la salle, les médias ont pu entendre des applaudissements nourris.
Lors de la dernière campagne électorale, en novembre 2008, la FTQ avait pourtant refusé d'appuyer Pauline Marois. Et, à l'inverse, elle avait auparavant appuyé son prédécesseur, André Boisclair.
Le président de la centrale syndicale, Michel Arsenault, avait alors justifié son refus d'appuyer la chef péquiste par le fait qu'elle avait fait preuve de «timidité à défendre nos dossiers au PQ», notamment celui de l'opposition à la privatisation dans la santé. Il avait toutefois pris soin d'ajouter en entrevue qu'«on n'a pas largué Mme Marois».
La plus grande centrale syndicale du Québec et le Parti québécois semblent maintenant en meilleurs termes, puisque Mme Marois a été invitée à prendre la parole devant le conseil général de la FTQ dès le printemps dernier, a-t-elle précisé aux journalistes, après son allocution et la période des questions qui a suivi.
«Il y avait eu, peut-être, un certain éloignement. Les liens se retissent. J'ai été aussi très franche en leur disant: 'on ne sera pas toujours d'accord, c'est correct, c'est normal'. Mais, cependant, nous avons intérêt à ce que le Québec continue de progresser au plan économique. Et nous savons que ce sont des partenaires importants», a expliqué Mme Marois, faisant notamment référence à l'importance dans l'économie québécoise du Fonds de solidarité FTQ.
Le président de la FTQ n'a pas voulu répondre aux questions des journalistes après sa rencontre avec Mme Marois.
Rencontré sur place, le directeur général de la FTQ-Construction, Richard Goyette, a simplement confirmé que Mme Marois «a été bien reçue» par le conseil général.
Mme Marois a parlé principalement de l'état de l'économie du Québec -- des pertes d'emplois, de l'aide souhaitée pour l'industrie forestière -- ainsi que de son plan d'action pour la souveraineté du Québec.
«La FTQ a toujours accompagné le Québec lorsqu'il y a eu des référendums, a appuyé la proposition pour que nous nous donnions un pays. Et ils étaient intéressés à savoir quel était le plan que nous avions adopté comme formation politique», a rapporté Mme Marois.
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