vendredi 6 nov, 13 h 18
Associated Press
TUNIS - Le ministre tunisien de la justice et des droits de l'Homme, Béchir Tekkari, a déclaré vendredi que le journaliste dissident Taoufik Ben Brik, incarcéré pour "agression" d'une femme, n'avait pas de problème de santé, infirmant les appréhensions de ses proches qui ont fait état d'une dégradation de l'état de santé du journaliste.
"Il n'y a pas de problème santé à signaler" concernant M. Ben Brik, a assuré le ministre lors d'une conférence de presse, en réponse à une question d'une journaliste. Selon lui, Taoufik Ben Brik "bénéficie de tous ses droits" en prison et reçoit la visite des membres de sa famille et de ses avocats.
Deux des avocats de M. Ben Brik se sont plaints, dans un communiqué, s'être vu interdire de rendre visite à leur client.
"Quand un journaliste commet des actes qui touchent à la sûreté publique et à l'intégrité des personnes, il tombe sous le coup de poursuites judiciaires et sa qualité de journaliste ne l'immunise pas contre de telles poursuites", a-t-il martelé en déplorant que "l'affaire" ait été "amplifiée".
Selon le responsable tunisien, "l'agression" dont est accusé M. Ben Brik est "avérée" et a été appuyée par deux témoins et un certificat médical de la plaignante laquelle "n'a aucun lien avec des parties officielles", a-t-il avancé.
"En tout état de cause, l'affaire sera examinée par la justice lors d'un procès public" le 19 novembre, a-t-il tranché.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF), a dénoncé "une affaire montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste", connu pour ses critiques virulentes du régime tunisien.
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