mercredi 4 nov, 20 h 29
La Presse Canadienne
MONTREAL - Bien qu'il compte ses adversaires au sein des forces de maintien de l'ordre, le registre canadien des armes à feu est en général fortement appuyé par les chefs de police des plus grandes villes canadiennes, mais aussi par la plus importante association de police au pays.
Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), Yves Francoeur, s'est joint au débat, mercredi, alors que les politiciens se prononçaient à la Chambre des communes sur l'avenir du registre. Les conservateurs, appuyés de quelques libéraux et néo-démocrates, ont d'ailleurs voté en faveur d'un projet de loi visant à supprimer l'obligation d'y enregistrer les armes de chasse.
M. Francoeur a rappelé l'affaire survenue plus tôt cette année, alors que deux agents de police ont saisi deux armes inscrites au registre dans le domicile d'un homme arrêté parce qu'il était soupçonné d'avoir agressé sa femme. En consultant le registre, les enquêteurs ont par la suite constaté que le suspect possédait six autres armes d'épaule, qui ont été confisquées.
M. Francoeur, dont l'organisation représente 4700 policiers, affirme ne pas comprendre que des gens puissent se plaindre d'avoir à enregistrer une arme. Il rappelle que les véhicules et les domiciles sont enregistrés, et il ne voit pas pourquoi il devrait en être autrement avec les armes à feu.
Selon le président de la FPPM, les services de police du pays se servent du registre plus de 10 000 fois par jour.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 La Presse Canadienne