mardi 3 nov, 15 h 23
La Presse Canadienne
OTTAWA À la veille d'un vote aux Communes sur le registre des armes à feu, ceux qui prônent le contrôle de ces armes remontent aux barricades.
Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a émis un communiqué enjoignant aux députés fédéraux de rejeter le projet de loi privé d'une députée conservatrice manitobaine. La mère d'une des victimes de la tuerie de Polytechnique a publié une lettre ouverte dans les journaux de ce mardi pour plaider la même cause.
Le projet de loi de Candice Hoeppner vise à éliminer l'enregistrement des armes d'épaule. Comme il s'agit d'un projet de loi privé, les chefs libéral et néo-démocrate permettent à leurs députés de prendre position comme ils l'entendent. Il suffirait d'une dizaine de votes du côté de l'opposition pour que le projet de loi continue à cheminer et passe à l'étape du comité parlementaire, se rapprochant ainsi d'une éventuelle adoption.
Le directeur du SPVM, Yvan Delorme, assure dans son communiqué que le maintien tel quel du registre des armes à feu est essentiel pour le travail des policiers.
Suzanne Laplante-Edward, qui a perdu sa fille Anne-Marie em 1989, rappelle, quant à elle, au chef néo-démocrate Jack Layton et au chef libéral Michael Ignatieff qu'ils lui ont tous deux promis personnellement d'empêcher les conservateurs d'abolir le registre.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 La Presse Canadienne