jeudi 5 nov, 15 h 05
RENNES (AFP) - Un infarctus du myocarde est à l'origine de la mort du chauffeur d'un camion transportant des algues vertes, décédé au volant en juillet dernier dans les Côtes d'Armor, a-t-on appris jeudi auprès du procureur de la République de Saint-Brieuc.
"Les résultats sont très clairs. L'examen du coeur a montré une récidive d'infarctus", a déclaré à l'AFP le procureur Gérard Zaug.
Les examens pratiqués ont en effet mis en évidence "les traces d'un infarctus ancien et d'un autre récent qui explique le décès", a poursuivi le magistrat.
De plus, "l'état des poumons était caractéristique de quelqu'un qui a fait un infarctus", a-t-il dit.
"Aucun lien ne peut donc être établi entre les algues vertes et ce décès", a conclu M. Zaug.
Le chauffeur, un homme de 48 ans, était décédé le 22 juillet. Sa mort avait été initialement attribuée à un malaise cardiaque.
Le procureur avait ouvert une enquête préliminaire en recherche des causes de la mort au début du mois de septembre, après l'émergence de doutes sur les causes exactes de la mort du chauffeur, en pleine polémique sur la dangérosité des algues vertes en décomposition.
Une autopsie avait été pratiquée fin septembre, près de deux mois après le décès. Cette autopsie n'avait pas permis de déterminer avec certitude les causes de la mort et les expertises anatomo-pathologiques complémentaires du coeur et des poumons ont finalement abouti au diagnostic d'infarctus.
Un rapport officiel demandé après la mort d'un cheval fin juillet sur une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor) avait confirmé fin août que l'hydrogène sulfuré, émis lors de la décomposition des algues vertes, pouvait être "mortel" en cas de concentration importante.
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