mercredi 4 nov, 02 h 51
TEHERAN (AFP) - Le grand ayatollah dissident Hossein Ali Montazeri a déclaré mercredi que la prise d'otage à l'ambassade des Etats-Unis il y a trente ans par des étudiants islamiques était une erreur.
"L'occupation de l'ambassade américaine avait eu au départ le soutien des révolutionnaires iraniens et de l'imam Khomeyni et je l'ai moi-même soutenue", a-t-il dit sur son site internet.
"Mais compte tenu des des répercussions négatives et de la haute sensibilité que cet acte avait créé chez le peuple américain et qui existe toujours, il n'était pas correct de faire cela", a-t-il ajouté.
"En principe l'ambassade d'un pays est une partie intégrante de ce pays et le fait d'occuper l'ambassade d'un pays qui n'est pas en guerre contre nous est comme une déclaration de guerre contre ce pays. Cela n'est pas une chose correcte", a encore dit l'ayatollah dissident.
"Selon mes informations, certains qui ont mené cette action ont admis que c'était une erreur", a-t-il indiqué.
Il y a trente ans, le 4 novembre 1979, des étudiants islamiques retenaient en otages des diplomates américains à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran. Cette prise d'otages, qui a duré 444 jours, avait provoqué la rupture des relations entre les deux pays.
Ces étudiants exigeaient l'extradition du Shah, Mohamed Reza Pahlavi, soigné pour un cancer aux Etats-Unis, ainsi que la remise de sa fortune à l'Iran. Leur position restera inchangée pendant les quatorze mois de la prise d'otages et même après le décès du Shah en juillet 1980.
Les otages ont été libérés le 20 janvier 1981, au terme d'un accord conclu entre Washington et Téhéran, grâce à une médiation algérienne.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.