mardi 3 nov, 14 h 04
BRASILIA (AFP) - Le gouvernement brésilien a maintenu mardi son objectif de réduire de 80% d'ici à 2020 la déforestation de l'Amazonie, grande responsable des émissions de CO2 du géant sud-américain.
Mais le Brésil ne fera connaître que le 14 novembre les grandes lignes de sa position avant la conférence de Copenhague où 192 pays chercheront à conclure un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement de la planète.
A l'issue d'une réunion du gouvernement autour du président Luiz Inacio Lula da Silva, l'influente ministre Dilma Roussef a confirmé que le Brésil voulait réduire de 80% le déboisement de l'Amazonie, la plus grande forêt tropicale de la planète qui perd chaque année plus de 12.000 km2.
Cela équivaudra à une baisse de 580 millions de tonnes de CO2 par an, a souligné le ministre des Affaires étrangères Celso Amorim.
Le Brésil est le quatrième émetteur mondial de gaz à effet de serre et près des trois-quart de ces émissions sont dues à la déforestation.
Le gouvernement "va définir des mesures dans les domaines de l'énergie, de l'agriculture, de la sidérurgie et de la déforestation", a-t-elle dit.
Mais "on annoncera les lignes générales, on ne va pas donner de chiffres", a-t-elle ajouté.
Toutefois, selon le ministre de l'Environnement Carlos Minc, la réduction de la déforestation de l'Amazonie équivaudra à une baisse d'environ 20% des émissions de dioxyde de carbone du Brésil. Les mesures prises dans les autres domaines devraient représenter une autre réduction de 17%.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.