vendredi 30 jui, 17 h 46
HAMBOURG (AP) - Un doublé de Luca Toni, qui n'avait pas encore marqué depuis le début de la compétition, a permis à l'Italie de surclasser 3-0 l'Ukraine en quarts de finale de la Coupe du monde, vendredi soir à Hambourg.
En demi-finale, la Squadra Azzurra affrontera mardi à Dortmund l'Allemagne, qui s'est qualifiée pour le dernier carré en éliminant l'Argentine 4 tirs au but à 2 (1-1 à l'issue du temps réglementaire et des prolongations), quelques heures auparavant.
Ce quart de finale était le plus déséquilibré, opposant le triple champion du monde italien et l'Ukraine, déjà toute heureuse d'avoir atteint ce stade de la compétition pour sa première participation à la phase finale.
Le match a vite viré à l'avantage des Azzurri sur un but de Gianluca Zambrotta (6e). En seconde période l'Italie, qui n'avait pas encore inscrit trois buts depuis le début du tournoi, doublait puis triplait la mise en dix minutes (59e et 69e) par Toni.
L'Ukraine, qui s'était qualifiée aux tirs au but en huitième de finale face à la Suisse, quittait la phase par élimination sans marquer le moindre but. Quant à l'Italie, elle monte en puissance.
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Le gardien Jens Lehmann a propulsé l'Allemagne en demi-finale
BERLIN (AP) - Grâce à un sans faute de ses tireurs et deux arrêts de son gardien Jens Lehmann, l'Allemagne a remporté (4-2) la séance de tirs au but de son quart de finale de Coupe du monde face à l'Argentine, vendredi après-midi à Berlin, et s'est qualifiée pour le dernier carré de la compétition.
A l'issue du temps réglementaire et des prolongations les deux formations étaient à égalité 1-1.
L'Argentine, qui a dominé toute la première période, a ouvert le score par Roberto Ayala (49e) mais s'est faite rejoindre en fin de match par une courageuse équipe d'Allemagne (80e). Celle-ci a égalisé grâce au cinquième but dans la compétition de Miroslav Klose qui a conforté sa place de leader du classement des buteurs.
En début de match, l'Argentine s'en tenait à son plan de jeu, à savoir priver les Allemands de ballons par un pressing au milieu du terrain et en redoublant de passes au sol.
La tactique fonctionnait à merveille et la formation entraînée par Jurgen Klinsmann, malgré son désir de se porter rapidement vers l'avant, ne parvenait pas à alimenter ses deux pointes Klose et Lukas Podolski.
Mais, si les Argentins tenaient le ballon de manière outrancière, cette domination se traduisait plus par un sentiment de supériorité que par une avalanche de situations chaudes sur la cage de Lehmann.
Au contraire, ce sont les Allemands qui se procuraient les occasions les plus nettes de la première période. D'abord sur un coup-franc de Podolski capté en deux temps par Roberto Abbondanzieri (7e), puis sur une reprise de la tête non cadrée du capitaine Michael Ballack sur un service aérien de Bastian Schweinsteiger (16e).
Au repos, les dizaines de milliers de supporteurs allemands du stade olympique de Berlin étaient en droit de se demander comment la Mannschaft allait pouvoir poursuivre sa route dans sa Coupe du monde en ayant aussi peu de munitions.
Paradoxalement l'Allemagne se faisait surprendre sur son point fort: le jeu de tête. Sur un corner de Juan Riquelme, Ayala reprenait de la tête dans une position acrobatique et trompait Lehmann de près (49e).
L'Allemagne se révoltait avec le soutien de son public. David Ondokor remplaçait Bernd Schneider et apportait sa vitesse et son culot. L'Allemagne accumulait les corners en sa faveur. Sur l'un d'eux Abbondanzieri se blessait et sortait quelques minutes plus tard (70e), laissant sa place à Leonardo Franco.
Dans son désir de préserver l'avantage de son équipe, le sélectionneur argentin José Pekerman sortait son meneur de jeu Riquelme pour une option plus défensive.
Mais l'Allemagne finissait par avoir gain de cause dans sa course poursuite. Démarqué à gauche, Ballack pouvait centrer. Sa balle était relayée par Tim Borowski pour la tête de Klose, qui marquait le but égalisateur (80e).
La défense allemande, pourtant décriée, contenait le sursaut argentin et le match courait jusqu'aux prolongations. Fatiguées, les deux formations se créaient peu d'occasions, à l'exception d'une frappe du défenseur argentin Fabricio Coloccini qui retombait sur la barre transversale.
Oliver Kahn, relégué sur le banc par Lehmann, était le premier à encourager son successeur à l'heure des tirs au but. Bien inspiré, le portier d'Arsenal stoppait les tentatives d'Ayala puis d'Esteban Cambiasso quand Franco était impuissant face aux tireurs allemands. Le pays hôte avançait encore dans son tournoi en sortant grandi de son premier grand test.
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