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Wimbledon: Mauresmo, Brémond et Grosjean au troisième tour

jeudi 29 jui, 16 h 15

par Eric Salliot

LONDRES (Reuters) - Le tennis français comptera au moins quatre représentants au stade des seizièmes de finale de Wimbledon. Amélie Mauresmo, Séverine Brémond et Sébastien Grosjean ont rejoint Nicolas Mahut, qualifié la veille. Mené deux sets à un par Andy Murray, Julien Benneteau reviendra en piste vendredi en ballottage défavorable.

Issue des qualifications, Séverine Brémond, 129e mondiale, a signé la meilleure performance de sa carrière en éliminant au deuxième tour la Suisse Patty Schnyder, tête de série numéro 8. La Française a victorieusement bouclé (4-6 6-1 6-4) à sa sixième tentative une partie interrompue mercredi soir à une manche partout.

"Première accession au troisième tour d'un Grand Chelem, première victoire sur une Top 10, j'étais encore sous le coup de l'émotion en sortant du court, j'avais la main qui tremblait en signant des autographes", a déclaré Séverine Brémond.

En seizièmes de finale, Séverine Brémond retrouvera l'Argentine Gisela Dulko, tête de série numéro 31.

Amélie Mauresmo (n°1) a confirmé ses aptitudes sur gazon en écartant logiquement au deuxième tour l'Australienne Samantha Stosur, 50e mondiale, en deux sets 6-4 6-2 (en 59 minutes).

"Evoluer sur le Central, c'est autre chose. Des quatre, c'est celui que je préfère. J'aurais pu éviter quelques petites erreurs directes mais j'ai rendu les choses simples et l'opposition était assez sérieuse. Je retire plein de choses positives", a déclaré Amélie Mauresmo.

En seizièmes de finale, la Française retrouvera une autre australienne, Nicole Pratt, 136e mondiale et issue des qualifications, qui a créé une surprise en dominant Tatiana Golovin (n°29) en trois sets 2-6 6-4 6-4. La Française a manqué de rythme et de compétition après sa blessure à la cheville contractée le 31 mars à Miami.

"Je pensais que Tatiana pourrait s'en sortir mais ce sera Pratt, une autre joueuse qui va de l'avant. Je l'avais battue ici en 2001", a enchaîné Amélie Mauresmo.

Dans le tableau masculin, Sébastien Grosjean (n°15) n'a pas connu trop de frayeurs face à la wild-card anglaise Jamie Delgado, 447e mondial. Il a bouclé la rencontre en quatre sets, 6-3 3-6 6-2 6-3.

"J'ai connu un petit souci avec ma cheville gauche, celle dont deux ligaments avaient été touchés à l'été 2001, a déclaré Sébastien Grosjean. Je me le suis retordue récemment et je joue strappé. J'ai fait venir le kiné pour avaler un comprimé et je me suis mieux senti. Je suis satisfait de mon match, j'aurais pu saisir plus d'occasions mais le niveau de jeu est là."

Au troisième tour, le Marseillais sera opposé pour la première fois de sa carrière au Chypriote Marcos Baghdatis (n°18), qui a profité de l'abandon du Roumain Andreï Pavel.

"Marcos a peut-être connu une petite décompression après sa finale à l'Open d'Australie mais c'est un joueur très dangereux C'est un matcheur."

SURSIS POUR BENNETEAU

En soirée, sur le Central, le Français Julien Benneteau a su se faire violence face à Andy Murray, 44e mondial. Mené deux sets zéro et breaké dans le troisième, il est parvenu à arracher la troisième manche 6-4. Le match était alors interrompu au bout de 2h28 en raison d'une luminosité trop faible à 7-6 6-4 4-6 en faveur de l'Ecossais.

Fabrice Santoro a échoué au deuxième tour face au Tchèque Tomas Berdych, tête de série numéro 13 au terme de cinq sets houleux (6-4 6-7 2-6 7-6 6-4).

Alors que le vétéran français, 45e mondial, avait raté une balle de match mercredi soir à 5-4 au quatrième, il a cédé à deux reprises sa mise en jeu dans la cinquième manche. Malgré un débreak immédiat à 3-4, le trentenaire varois s'est finalement incliné à la troisième balle de match dans un climat houleux, Santoro refusant de serrer la main à son adversaire.

"Il a eu un comportement inacceptable en contestant un nombre incalculable de balles, en m'insultant, en m'imitant et, cerise sur le gâteau, en prétextant une blessure au genou alors que je m'apprêtais à servir pour le gain du match, a déclaré Fabrice Santoro. Comme le kiné a mis du temps à venir, il y a eu un arrêt de douze minutes. Il était près de 21 heures, je me suis refroidi et ça a payé, il a débreaké. Je suis déçu mais la route était longue avant de pouvoir espérer affronter Roger Federer en huitièmes de finale."

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