mercredi 28 jui, 12 h 01
BERLIN (Reuters) - Les équipes qualifiées pour les quarts de finale de la Coupe du monde ont affiné leur préparation à des retrouvailles au sommet, à l'occasion de la première journée sans match depuis le début du tournoi.
Deux affiches de prestige attirent immédiatement l'attention à l'examen du tableau de quarts extrêmement relevés: Allemagne-Argentine vendredi et Brésil-France samedi, soit les équipes qui ont remporté toutes les Coupes du monde depuis 1970, à l'exception du sacre en 1982 de l'Italie, elle aussi qualifiée.
Six des huit équipes encore en lice ont d'ailleurs déjà été sacrées championnes du monde, puisque l'Angleterre s'est imposée chez elle en 1966. A part l'Uruguay, tous les champions du monde de l'Histoire sont présents en quarts.
Seuls le Portugal et l'Ukraine, novice à ce niveau, n'ont jamais connu la joie d'une couronne mondiale.
La France n'est toujours pas retombée de son nuage mercredi.
Ses supporters ont fait la fête une bonne partie de la nuit après la victoire 3-1 contre l'Espagne mardi soir et le gouvernement lui-même cherche dans ce succès un signe pour son propre destin.
Hantés par le souvenir de leur élimination au premier tour en 2002, les Bleus n'avaient guère convaincu depuis le début du tournoi. Ils avaient même plutôt inquiété.
Face aux jeunes Espagnols, la France a retrouvé une équipe solide et sereine, apparemment confiante en ses moyens.
PAS DE REVANCHE, DIT PARREIRA
Raymond Domenech, soulagé et fier que son équipe ait enfin montré "ce qu'elle avait dans les tripes", se projette désormais vers le quart contre le Brésil. Il se permet même de réaffirmer publiquement son ambition d'accéder à la finale du 9 juillet.
Présenté comme le grand favori pour le titre avant le début du tournoi, le Brésil n'a toujours pas totalement convaincu sur le plan offensif. Ses stars en attaque sont même en partie éclipsées par ses défenseurs, considérés comme les meilleurs Brésiliens face au Ghana en huitièmes.
Le quart de samedi entre les deux derniers champions du monde n'aura rien d'une revanche de la finale perdue 3-0 en 1998 par le Brésil, a prévenu Carlos Alberto Parreira.
Le sélectionneur brésilien ne cache pas sa méfiance au moment d'affronter des Bleus qu'il juge en progrès.
Avant le match de mardi, l'Espagne se disait en revanche certaine d'éliminer une équipe de France jugée vieillissante. La presse espagnole regrette désormais d'avoir annoncé la retraite de Zinedine Zidane, dont l'expérience a contribué à faire la différence, reconnaît-elle.
D'autres retrouvailles se préparent vendredi et samedi.
L'Allemagne et l'Argentine vont à nouveau s'affronter après leurs finales de 1986 et de 1990. Les Argentins avaient gagné la première, les Allemands la seconde.
Transféré de Milan à Chelsea, le capitaine ukrainien Andriy Shevchenko croisera de son côté nombre d'anciens partenaires de club vendredi face à l'Italie. Il sera toutefois privé de son compagnon d'attaque Andriy Voronin, forfait pour le reste de la Coupe du monde en raison d'une blessure à une cuisse.
L'Angleterre, enfin, devrait enregistrer le retour de son défenseur Gary Neville pour le match contre le Portugal, qui l'avait éliminée aux tirs au but en quart de finale de l'Euro2004.
Moyenne (Not Rated)
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