mardi 27 jui, 07 h 24
DUISBURG (Reuters) - L'Italie a décroché in extremis sa place en quart de finale du Mondial mais même sans briller, la Squadra de Marcello Lippi a démontré qu'elle restait une équipe particulièrement coriace à bousculer.
La clé de la progression italienne dans ce Mondial est bien connue: une défense de fer, qui n'a concédé qu'un but en quatre matches, et encore s'agissait-il d'un but contre son camp un peu étrange de Cristian Zaccardo contre les Etats-Unis.
Le bilan de la Squadra est éloquent: l'équipe de Lippi est invaincue en 22 matches, sa dernière défaite remontant à octobre 2004, en match de qualification contre la Slovaquie.
Hormis une première période brillante contre le Ghana (2-0), les Azzurri n'ont pas encore étincelé dans cette Coupe du monde et le football offensif fluide qu'ils avaient déployé en phase éliminatoire a été abandonné au profit de qualités plus traditionnelles.
"Nous ne sommes pas une équipe splendide à regarder, mais nous sommes coriaces et très durs à battre. Je pense que nous pouvons aller loin", résumait le milieu de terrain Gennaro Gattuso à l'issue de la victoire 1-0 contre l'Australie, sur un penalty accordé à la toute dernière seconde de la rencontre et transformé par Francesco Totti.
Gattuso est tout aussi direct quand il parle de ce penalty contesté par les Australiens. L'équipe italienne jouait à dix depuis l'expulsion sévère de son défenseur Marco Materazzi à la 51e minute.
"Si l'arbitre n'avait pas injustement expulsé Marco, il ne nous aurait jamais accordé ce penalty, même dans nos rêves", assure le joueur du Milan AC, dont l'énergie de récupérateur a été peu mise en défaut lundi.
Même s'il a été élu homme du match pour deux ou trois précieuses parades, le gardien Gianluigi Buffon n'a guère été mis à contribution, protégé par la muraille de ses quatre défenseurs emmenés par un Fabio Cannavaro impérial.
Il reconnaît que lundi soir, la chance était dans le camp italien. "J'ai connu de grands résultats avec l'équipe nationale mais aussi de grandes désillusions."
"J'ai appris qu'il fallait un petit coup de chance pour progresser dans les grands tournois. Ce serait génial d'aller en demi-finale. Après, tout le monde peut gagner."
Il faudra pour cela que la défense italienne passe d'abord un autre test, celui de l'Ukraine et de son buteur Andriy Shevchenko. Materazzi sera suspendu pour ce match et Alessandro Nesta, le titulaire qu'il remplaçait, est toujours incertain en raison d'une blessure à l'aine.
Andrea Barzagli, qui n'a étrenné que sa neuvième sélection en entrant lundi comme remplaçant, sera probablement titulaire au côté de Cannavaro. Après lui, Lippi n'a plus aucune solution de remplacement dans l'axe de sa défense.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 Reuters Limited. All rights reserved. Republication or redistribution of Reuters content is expressly prohibited without the prior written consent of Reuters. Reuters shall not be liable for any errors or delays in the content, or for any actions taken in reliance thereon.