lundi 26 jui, 16 h 28
KAISERSLAUTERN/MELBOURNE (Reuters) - Les joueurs et les supporters australiens étaient partagés entre incrédulité et colère après leur élimination par l'Italie en huitième de finale de la Coupe du monde de football (1-0) sur un penalty inscrit à la toute dernière seconde des arrêts de jeu.
Les Australiens considèrent que Fabio Grosso a délibérément plongé après le tacle de Lucas Neill et que l'Italie a donc obtenu un penalty qui n'existait pas.
"Je n'arrive pas à y croire. Nous sommes incrédules parce que tous ceux qui ont vu le match ont pu constater qu'il n'y avait pas penalty", a réagi le milieu de terrain Tim Cahill.
"Je suis furieux, c'est incroyable. (...) Nous devrions encore être dans cette Coupe du monde. Je respecte l'Italie, elle a une bonne équipe mais nous aussi."
Avant le penalty transformé par Francesco Totti, les Australiens ont joué à 11 contre 10 après l'exclusion de Marco Materazzi à la 51e minute.
Pourtant, le milieu de terrain Scott Chipperfield voit dans le penalty accordé à l'Italie le reflet d'un arbitrage favorable aux équipes présumées supérieures depuis le début du tournoi.
"Ils protègent les grandes équipes, ils veulent que les grandes équipes se retrouvent en demi-finales et en finale. C'est toujours pareil", s'est plaint Chipperfield.
"DÉCISION ABSOLUMENT SCANDALEUSE"
L'Australie se sent particulièrement visée en raison de sa réputation d'équipe physique.
"En football, nous sommes un petit pays guère favorisé. Tout ce que nous demandions, c'est de l'équité et je ne pense pas que nous l'ayons obtenue au cours des quatre matches", a jugé l'entraîneur adjoint Graham Arnold.
"Du bord du terrain comme sur les écrans de télévision, c'était une blague."
Le capitaine Mark Viduka est sûr que les Socceroos se seraient imposés en prolongations sans ce penalty de dernière minute.
"C'était complètement surréaliste. C'est très, très cruel", a-t-il commenté. "C'est un match que nous avons vraiment dominé et nous avions l'impression que si nous étions allés en prolongations, nous les aurions battus."
Le sentiment d'injustice était également perceptible chez les milliers de supporters rassemblés devant les écrans géants en Australie, malgré l'heure tardive du coup d'envoi (01h00 locale mardi).
Sur la place de la Fédération à Melbourne, le silence et l'étonnement ont vite laissé place à la colère.
"Cette décision est absolument scandaleuse", a lâché l'ancien sélectionneur Rale Rasic à l'antenne de la SBS.
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