samedi 24 jui, 16 h 36
Par Guy Robillard
MONTREAL (PC) - Détenteur de la position de tête pour une cinquième fois de suite et en quête d'une quatrième victoire consécutive, dimanche, Fernando Alonso ne peut que constater l'évidence: les choses vont drôlement bien pour lui. Et pour Renault puisque Giancarlo Fisichella s'est qualifié deuxième, samedi après-midi, sur le circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal.
D'autant plus que le grand rival Michael Schumacher n'a pu faire mieux qu'une cinquième place à l'issue des qualifications en vue du Grand Prix du Canada, derrière Kimi Raikkonen, sur McLaren-Mercedes, et Jarno Trulli, qui s'est dit "ravi" de sa prestation, sur Toyota.
Alonso, qui se dirige vers un deuxième titre mondial consécutif, s'est qualifié en une minute 14,942 secondes, et Schumacher, en 1:15,986, à plus d'une seconde!
Jacques Villeneuve partira de la 11e position après avoir signé le troisième temps lors des essais libres de la matinée.
"En début de saison, j'avais des problèmes avec la nouvelle formule de qualifications, mais là, je suis très heureux de mes résultats. Cinq positions de tête consécutives, c'est quelque chose que je n'avais jamais réalisé et une sensation fantastique", a indiqué Alonso, qui a avoué ne pas avoir éprouvé le moindre problème au cours des deux derniers jours.
"Michelin a encore fait du bon travail en nous fournissant des pneus fantastiques", a-t-il ajouté.
Son coéquipier Fisichella était tout aussi comblé. "C'est fantastique d'avoir deux Renault en première ligne", s'est-il réjoui.
Raikkonen, au contraire, aurait souhaité faire mieux. "J'étais beaucoup plus satisfait de la voiture ce matin, a déclaré le Finlandais. Cet après-midi, elle glissait un peu trop."
Villeneuve de troisième à onzième
Villeneuve aussi a préféré sa balade matinale. "Au soleil et à la chaleur, on a perdu l'équilibre de la voiture, a raconté le pilote d'origine québécoise. On était un peu perdu. Ce matin avec la température plus fraîche, la voiture était parfaite. Mais cet après-midi, on a commencé à avoir du sous-virage."
Mais pour Alonso et Renault, peu importe la température et le genre de piste, on roule en avant.
"C'est la première fois cette saison qu'on roulait sur une piste avec de longs droits et peu d'appui aérodynamique. Ca rend la voiture beaucoup plus difficile à contrôler et la position de tête ici représentait un plus grand défi", a souligné Alonso.
Malgré sa satisfaction, Alonso affirme toujours redouter les Ferrari.
"Elles ont été beaucoup plus rapides aujourd'hui et peut-être qu'elles le seront encore plus demain. Mais espérons que l'amélioration ne sera pas suffisante pour nous battre."
C'est la deuxième fois de la saison que Renault monopolise la première ligne de départ. En Espagne, Alonso avait aussi gagné la course, mais Schumacher, qualifié troisième, avait devancé Fisichella au deuxième rang.
Schumacher partira de plus loin, cette fois. "De toute évidence, nous ne pouvons être satisfaits de ce résultat, a-t-il commenté, surtout en considérant l'allure de la course au championnat. Nous avons fait des progrès par rapport à hier (vendredi), mais nous souffrons encore d'un manque d'adhérence. C'est peut-être dû à la voiture, aux pneus (Bridgestone) ou aux réglages."
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 La Presse Canadienne