vendredi 20 nov, 00 h 37
Au Pérou, quatre personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une enquête sur un réseau présumé de trafic international de graisse et de tissus humains, qui pourrait être lié à 60 disparitions. Sept autres personnes sont recherchées, dont deux ressortissants italiens.
La graisse était achetée pour être commercialisée dans des laboratoires européens de cosmétologie, a expliqué le procureur chargé de l'enquête. Elle pouvait se vendre 15 000 $US le gallon (près de 4 litres) dans ces pays, a précisé le directeur de la division criminelle de la police péruvienne.
Selon le dossier de justice, le groupe de trafiquants attirait, avec une offre de travail, des paysans ou des personnes circulant seules dans des zones reculées des Andes, avant de les tuer et de procéder au prélèvement de leur graisse.
Le réseau pourrait être lié à une soixantaine de disparitions dans les régions andines de Pasco et Huanuco, à 400 km au nord-est de Lima.
La police a procédé aux premières arrestations après la découverte, au début du mois de novembre, d'un récipient contenant de la graisse humaine. Ce récipient avait été envoyé dans une entreprise de transports de Lima en provenance de Huanuco.
Ce fait divers rappelle la légende andine des « Pishtacos », un nom dérivé du quechua « pishtay » qui signifie « couper en lamelles ». Selon ce mythe, les « Pishtacos » attaquaient et tuaient des voyageurs ou des femmes isolées pour les dépecer et utiliser ou vendre leur graisse à des fins diverses: des lubrifiants, des savons, des onguents ou crèmes.
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