La Presse Canadienne

Mondial Synthèse: La France est tenue en échec, 1-1 contre la Corée

dimanche 18 jui, 19 h 31

LEIPZIG (AP) - L'équipe de France de football a mis fin à la disette offensive de huit ans qui la frappait en Coupe du monde depuis sa victoire face au Brésil en 1998 mais elle a été tenue en échec 1-1 par la Corée du Sud, dimanche soir, à l'issue de son deuxième match du Mondial allemand.

Dans la ville où Lénine publia en 1900 le premier numéro du journal révolutionnaire L'Etincelle, les Bleus ont su se révolter après leur piètre match nul face à la Suisse (0-0) en ouverture mais ils n'ont pas réussi à gagner en phase finale du Mondial pour la cinquième fois consécutive.

Pire, ils ont perdu deux éléments clés avant leur dernier match contre le Togo: Zinédine Zidane et Eric Abidal, qui seront suspendus en raison d'un deuxième carton jaune après ceux reçus contre les Suisses.

Beaucoup plus entreprenants sur le plan offensif, physiquement présents, les joueurs de Raymond Domenech ont ouvert la marque en première mi-temps grâce à un but de Thierry Henry mais ils ont été rejoints en fin de match sur un but de l'attaquant de Manchester United Park Ji Sung.

Les Bleus ont pourtant joué plus libérés et affiché un visage beaucoup plus conquérant, tentant de nombreuses frappes. Mais les trop nombreux ballons perdus dans les phases d'attaque et un but de Patrick Vieira refusé par l'arbitre les ont empêché de se mettre à l'abri.

Au coup d'envoi, les tambours et les choeurs de l'armée rouge de supporters coréens massée dans le Zentralstadion couvraient les encouragements adressés aux Bleus. Sur le terrain, ce n'était pas la même histoire. Les Français respectaient les consignes de leur sélectionneur et jouaient très haut, monopolisant la moitié de terrain sud-coréenne.

La première action était révélatrice de l'état d'esprit français. Lilian Thuram montait balle au pied et le défenseur de la Juventus de Turin était à l'origine d'une combinaison entre Sylvain Wiltord et Florent Malouda qui débouchait sur un corner (4e).

Trois minutes plus tard, Thierry Henry servait Wiltord, mais le gardien coréen sortait du pied la frappe de l'attaquant lyonnais (7e). Dans la foulée, Florent Malouda, titularisé pour la première fois en Allemagne après son opération des hémorroïdes qui l'avait privé du match contre la Suisse, prenait sa chance mais ne cadrait pas.

Les Français débloquaient la situation peu après. Une frappe contrée de Wiltord arrivait dans les pieds d'Henry, qui trompait de près le capitaine Lee Woon Jae. Le "Gunner", meilleur buteur français en activité, marquait son 34e but en sélection du pied gauche et permettait aux Français d'inscrire leur premier but dans un Mondial depuis celui d'Emmanuel Petit en 1998 contre les Brésiliens.

Dominateurs au milieu de terrain, où Vieira se montrait enfin rassurant et efficace sur le plan offensif, les Bleus se procuraient un nouvelle occasion dangereuse (28e) quand le milieu de la Juve trouvait parfaitement Henry, qui s'écroulait dans la surface et réclamait en vain un penalty.

Puis sur un corner de Zinédine Zidane, Vieira marquait de la tête mais l'arbitre refusait le but. Le ballon avait pourtant nettement franchi la ligne avant d'être sorti par Lee (32e).

L'équipe alignée par Domenech - la plus vieille de l'histoire des Bleus, avec une moyenne d'âge de 30 ans et 289 jours (contre 30 ans et 191 jours pour France-Suisse) - ne parvenait donc pas à prendre le large avant la pause.

Au contraire, elle affichait ses lacunes sur coups de pied arrêtés quand un coup franc de Lee Chun Soo mal négocié par la défense française passait de peu à côté des cages de Fabien Barthez (37e). Ce scénario s'était déjà produit contre la Suisse avec un coup franc de Barnetta sur le poteau du gardien de l'OM.

Au retour des vestiaires, Wiltord tentait sa chance de loin mais son tir croisé à ras de terre passait de peu à côté (53e). Les Coréens parvenaient ensuite une nouvelle fois à inquiéter la défense française sur coup franc, mais la tête de Kim Don Jin passait au-dessus (55e).

Domenech injectait du sang frais dans son équipe en remplaçant Wiltord par Frank Ribéry (59e). Mais en fin de match, les Bleus dérapaient. Abidal écopait d'un deuxième carton jaune depuis le début du tournoi pour un tacle trop appuyé (74e).

Puis à la conclusion d'un beau mouvement coréen et d'un cafouillage dans la défense française, l'attaquant de Manchester United Park Ji Sung remettait les deux équipes à égalité (1-1, 81e). Quatre minutes plus tard, Zidane adressait une passe en or pour Henry, qui ne la convertissait pas. Le capitaine des Bleus, énervé, poussait un Coréen et recevait un carton jaune synonyme de sus - pension contre le Togo.

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Groupe F: la Croatie et le Japon se neutralisent

NUREMBERG (AP) - Malgré un grand nombre d'occasions, la Croatie et le Japon se sont séparés dos à dos (0-0) à l'occasion de leur deuxième match dans le groupe F de la Coupe du monde, dimanche après-midi à Nuremberg.

Si mathématiquement parlant ce score de parité n'élimine pas les deux formations, il rend leur qualification assez hypothétique lors du dernier match, jeudi. Les chances seront toutefois un peu plus grandes du côté des Croates qui affronteront l'Australie, tandis que le Japon défiera le Brésil, champion sortant.

Mais pour espérer atteindre les huitièmes de finales, la Croatie, qui a manqué un penalty et frappé sur la transversale, devra faire preuve de plus de réalisme devant le but.

Si le score était vierge nul au repos, le contenu des 45 premières minutes ne l'était nullement car les deux formations, battues lors du match d'ouverture, se jetaient dans la bataille pour prendre trois points.

Après une alerte dans chaque camp provoquée pour les Japonais par Mitsuo Ogasawara (17e) et pour la Croatie par Ivan Klasnic (20e), Dado Prso obtenait un penalty pour une faute du capitaine nippon Tsumeyasu Miyamoto, qui sera suspendu au prochain match. Mais Darijo Srna voyait son tir repoussé par Yoshikatsu Kawaguchi, parti du bon côté (20e).

Les Japonais possédaient globalement la maîtrise du ballon, mais ce sont les Croates qui restaient les plus dangereux. Le prometteur Niko Kranjcar, le fils du sélectionneur Croate Zlato Kranjcar, frappait sur la barre transversale (28e), puis une tentative de Klasnic amenait un nouvel arrêt décisif de Kawaguchi (39e).

La plus belle occasion japonaise était signée d'Hidetoshi Nakata. L'idole des jeunes japonaises décochait une frappe lointaine et flottante qui obligeait Stipe Pletikosa à une parade sur sa ligne (35e).

En début de seconde période Atushi Yanagisawa gâchait l'occasion de donner l'avantage son équipe alors qu'il était seul devant la cage vide (52e). Mais peu à peu c'est la Croatie qui imposait sa puissance. Par trois fois Klasnic avait l'occasion de marquer (53e, 54e et 60e).

Les deux formations, qui ne pouvaient se satisfaire d'un résultat nul, faisaient rentrer de nombreux attaquants et poussaient à tour de rôle pour emporter la décision. Mais rien n'y faisait.

C'est seulement le quatrième score nul et vierge enregistré en 27 matches depuis le coup d'envoi de la compétition.

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Group F: Le Brésil bat l'Australie 2-0 et se retrouve en huitièmes de finale

MUNICH (AP) - Le Brésil est devenu la septième équipe qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde de football, dimanche, grâce à son succès de 2-0 contre l'Australie lors d'un match de la deuxième journée du Groupe F.

Les buts brésiliens ont été inscrits par Adriano à la 49e minute et Fred à la 90e.

Avec six points, le champion du monde occupe la première place de la poule et pourra, pour la conserver, se contenter d'un résultat nul face au Japon lors de son dernier match du premier tour, jeudi.

De son côté, l'Australie, qui n'a pas démérité et sort même grandie de la confrontation, devra battre la Croatie, qui a été accrochée par le Japon (0-0) dimanche en début d'après-midi.

Les Brésiliens, qui avaient peiné pour battre les Croates (1-0) en match d'ouverture, ont affiché des progrès. A commencer par Ronaldo, très critiqué pour sa prestation face à la Croatie, et qui a cette fois livré une passe décisive.

Dès le début de match, l'Australie était bien en place et empêchait le Brésil de développer ses attaques. Patiemment mais un peu laborieusement, les Auriverde cherchaient la faille.

Ronaldo offrait une belle balle à Kaka, mais l'auteur de l'unique but brésilien lors du succès sur les Croates ne cadrait pas (3e).

Ronaldo voyait ensuite sa tentative contrée par la défense centrale australienne alors qu'il avait reçu une bonne balle de Ronaldinho (28e). Mais le Madrilène était ensuite maladroit et frappait à côté du ballon au moment de conclure un bon mouvement amorcé par Ronaldinho et relayé par Kaka (36e).

Durant cette première mi-temps, les Australiens n'étaient pas restés les bras croisés en attaque et avaient adressé trois frappes cadrées.

Le Brésil était récompensé au début du second acte. A la réception d'une balle en profondeur de Ronaldinho, Ronaldo aimantait plusieurs Australiens avant de transmettre à Adriano, qui frappait entre les jambes d'un défenseur pour tromper Mark Schwarzer (49e).

Les Socceroos, qui avaient eu raison de la résistance du Japon lors de leur match inaugural (3-1), ne baissaient pas pavillon, loin de là.

Deux tacles de Zé Roberto venaient stopper deux contres très bien partis de Mark Bresciano puis d'Harry Kewell (54e et 61e). Puis les occasions australiennes pleuvaient sur la cage de Dida.

Le Brésil voyait s'ouvrir de nombreux espaces et avait logiquement l'opportunité de doubler plusieurs fois la mise. Il y parvenait finalement sur une frappe de Robinho. La balle heurtait un des montants et revenait en jeu pour le Lyonnais Fred, qui avait suivi au deuxième poteau et n'avait plus qu'à pousser le cuir dans le but vide (90e).

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