samedi 7 nov, 09 h 38
Les partis d'opposition libanais, dont le Hezbollah, acceptent finalement de participer au gouvernement d'union nationale proposé par le premier ministre désigné Saad Hariri.
Le chef du mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, son allié chrétien, Michel Aoun, et son allié chiite, le président du Parlement, Nabih Berri, ont donné leur accord lors d'une réunion tenue en fin de journée, vendredi.
Ce gouvernement d'union nationale se fait attendre depuis les élections législatives du 7 juin.
L'opposition refusait que la majorité s'arroge toutes les décisions importantes, dont, par exemple, la question de l'arsenal du Hezbollah.
La minorité accusait la majorité d'obéir aux ordres de Washington et Ryad, tandis que la majorité accusait la minorité de devoir rendre des comptes à Damas et Téhéran.
L'accord prévoit que le nouveau cabinet comptera 30 ministres. Les parties s'étaient déjà entendues sur la répartition des portefeuilles : quinze pour la majorité dirigée par Hariri, dix pour les membres de l'opposition, dont deux ministres du Hezbollah, et cinq ministres nommés par le président Souleïmane, dont ceux de l'Intérieur et de la Défense.
Jusqu'à vendredi soir, les consultations bloquaient sur les responsabilités accordées à la minorité.
Citant une source au sein de la majorité, l'Agence France Presse affirme que M. Hariri a fait deux concessions en faveur du camp mené par le Hezbollah. « Il a accepté de renommer Gebrane Bassil (gendre de Michel Aoun et ministre sortant des Télécommunications) comme ministre (ce qu'il refusait) et de donner le ministère des Télécommunications au parti de M. Aoun ».
Le gouvernement d'union nationale pourrait être formé dans les 48 heures. Il mettrait fin à une crise politique dont plusieurs voyaient l'aboutissement dans des violences comparables à celles du printemps 2008, les plus graves depuis la fin de la guerre civile en 1990.
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