Radio-Canada

Médecine : Dangereuses nanoparticules?

vendredi 6 nov, 14 h 26

Le débat sur les risques présentés par les nanotechnologies est relancé par les travaux de scientifiques britanniques qui ont démontré que les petites particules de métaux utilisés notamment lors de chirurgies de la hanche ou du genou altéraient l'ADN au-delà de la barrière cellulaire, sans toutefois la traverser, au moyen d'un signal jamais observé à ce jour.

L'équipe du Bristol Implant Research Centre à l'origine de cette découverte estime que ce mécanisme mal expliqué représente à la fois une opportunité et un risque pour la science.

Le Dr Gevdeep Bhabra et ses collègues pensent que ces résultats préliminaires sur les effets des nanotechnologies sont importants dans la mesure où de plus en plus de thérapies médicales ont ou auront recours à cette technologie jugée prometteuse.

Par exemple, des traitements fondés sur des nanoparticules sont actuellement à l'essai pour améliorer les examens par imagerie magnétique ou encore pour transporter des médicaments dans le corps.

Les chercheurs soupçonnent que des molécules jouent un rôle de transmetteur d'informations. Ils admettent cependant que leur système modèle est beaucoup plus simple que le corps humain, dans lequel les effets sont encore plus difficiles à démêler.

Ainsi, notent les auteurs des travaux, de petites particules comme des virus ou des prions pourraient utiliser de tels mécanismes, ce qui ouvre un champ entièrement nouveau pour la recherche.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Nanotechnology.

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