jeudi 5 nov, 17 h 03
Des interactions entre les gènes qui déterminent si des cellules deviendront cancéreuses ou non ont été observées par des chercheurs de l'Université McGill.
Les chercheurs Nahum Sonenberg et Emmanuel Petroulakis estiment que cette relation nouvellement établie entre certains gènes conduira éventuellement à des traitements plus « personnalisés » qui amélioreront le taux de survie des patients.
Les travaux
L'équipe montréalaise a étudié des souris génétiquement modifiées qui ne possédaient pas la capacité de fabriquer les gènes 4E-BP1 et 4E-BP2, connus pour leur rôle répresseur du cancer. Le chercheur s'attendait à ce que les souris affichent une croissance très accélérée du cancer, ce qui ne s'est pas produit.
Les chercheurs ont conclu que des voies génétiques entièrement inconnues devaient y être pour quelque chose et ont croisé leurs souris avec un autre gène sans souche, le p53, déjà reconnu pour son efficacité éprouvée quant à la suppression des tumeurs.
Selon les auteurs des travaux, ces résultats prouvent que les gènes 4E-BP suppriment les tumeurs, mais seulement en présence de ce suppresseur de tumeur performant.
Ces nouvelles connaissances pourraient expliquer pourquoi certaines thérapies contre le cancer fonctionnent bien chez certains individus, et pas du tout chez d'autres.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Cancer Cell.
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