mercredi 4 nov, 22 h 56
À quelques jours du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, Mikhaïl Gorbatchev, dernier dirigeant de l'URSS et figure importante de cet événement historique, s'est confié à Radio-Canada.
Dans son entretien avec Alexandra Szacka, M. Gorbatchev dit être fier que le mur de Berlin soit tombé, le 9 novembre 1989, car dit-il, il s'agissait d'« une des questions cruciales pour le monde entier ».
Il ajoute qu'il était conscient que l'événement marquait la fin d'une époque et préfigurait un « nouvel ordre mondial ».
M. Gorbatchev revient également sur la décision de ne pas faire intervenir les troupes soviétiques à l'automne 1989 en Allemagne de l'Est. Il croit que c'était la meilleure solution.
Rappelons qu'à l'occasion des 20 ans de la chute du mur, M. Gorbatchev, ainsi que l'ex-chancelier allemand Helmut Kohl et l'ancien président américain George Bush père se sont retrouvés à Berlin pour partager leurs souvenirs de cet épisode marquant de l'Histoire.
La situation aujourd'hui
Mikhaïl Gorbatchev, qui a maintenant 78 ans, parle aussi de la situation dans le monde actuel, principalement de la question nucléaire. Selon lui, les négociations sur la non-prolifération des armes nucléaires sont primordiales en raison de la menace que représentent plusieurs pays. Il évoque notamment l'Iran.
Il estime que l'arrivée de Barack Obama à la présidence des États-Unis est une bonne nouvelle pour faire avancer les discussions sur la question nucléaire. « Le fait [...] qu'il nous traite sur un pied d'égalité et qu'il n'impose pas un monde unipolaire, c'est très important », avance M. Gorbatchev.
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