Radio-Canada

Dany Dubé : Parlons blessures: Dany Dubé vous répond

mercredi 4 nov, 12 h 49

HOCKEY (RC) - Les malheurs d'Andrei, les blessés dans la LNH et la vente des Coyotes sont au menu de la quatrième chronique de Dany Dubé.

Q: Est-ce possible que l'attitude actuelle d'Andrei Kostitsyn, son manque de concentration et de coordination soient une conséquence directe du coup reçu l'an dernier?

Claudette Mercure

R: Bonne question. La période qui suit une commotion est toujours difficile, surtout pour les joueurs offensifs, ceux qui ont besoin de leur anticipation. Cela dit, je considère que Kostitsyn est un de ces joueurs qui se fient trop à leur talent pour réussir. L'une des choses les plus difficiles pour un athlète, c'est d'apprendre à travailler, particulièrement lorsqu'il est en compétition intense. En d'autres mots, tu ne peux pas offrir un effort modéré à l'entraînement, et changer pour les matchs.

Q: Pourquoi Jacques Martin hésite-t-il à nommer son gardien numéro 1?

Christophe Kyriacos

R: Le travail de l'entraîneur n'est pas de nommer un gardien numéro 1. Son travail est de placer les joueurs dans des situations à succès. Rares sont les équipes qui disent: voici mon trio numéro 1. D'ailleurs, on parle souvent des six premiers attaquants d'une équipe. Cette situation est la même entre les poteaux. Quand un gardien devient dominant à un point tel qu'on ne peut plus le retirer du filet, on sait qu'on a un numéro 1. On n'a pas besoin de le nommer. Comme je l'ai dit la semaine dernière, dans la tête des dirigeants du Canadien, Carey Price est un numéro 1 en devenir.

Q: Comment expliquer le nombre de blessés dans la LNH en ce début de saison?

Pierre Charlebois

R: Ouf! Les réponses ne manquent pas! Il y a d'abord des facteurs propres à la présente saison. La pause olympique en février y est pour beaucoup. Avec le calendrier condensé, les joueurs disposent de très peu de temps de récupération. Le calendrier est aussi moins bien conçu, il y a plus de déplacements, et ils ne sont pas toujours très logiques.

Dans les facteurs plus généraux, je crois que le plafond salarial exerce une pression incroyable. Comme une absence des séries est dramatique pour une équipe sur le plan financier, les hauts salariés doivent tout donner. Les joueurs de 3e et 4e trios jouent quant à eux avec plus de hargne, car ils sont interchangeables et ils le savent. C'est sans oublier la condition des patinoires, pas très homogène en raison du côté multifonctionnel des amphithéâtres.

Vous pouvez piger parmi ces facteurs et les multiplier ou les combiner. Impossible d'identifier une réponse précise.

Q: Les vestiaires des équipes de soccer européennes sont maintenant presque tous équipés de bains thérapeutiques. Qu'en est-il au hockey professionnel?

Bertrand O. Léveillé

R: La plupart des organisations possèdent des installations de premier plan. Il y a de ce genre de bains dans les amphithéâtres de la LNH, surtout les plus récents. Évidemment, si on va au Nassau Coliseum de Long Island, c'est déjà un défi de trouver un téléphone public, on va oublier le bain thérapeutique! De leur côté, les joueurs du Canadien disposent de tels équipements au Centre Bell et au centre d'entraînement à Brossard.

Q: N'y a-t-il pas conflit d'intérêts dans l'acquisition des Coyotes par la ligue?

Ismael Langlois

R: Le dossier des Coyotes est teinté d'ingérence, car la Ligue veut protéger ses acquis territoriaux. Dans la tête des dirigeants, l'Arizona demeure un marché à conquérir, surtout d'un point de vue médiatique. L'Arizona est un des grands marchés de télévision des États-Unis. On veut y garder les Coyotes le plus longtemps possible, sinon on perd un acquis important des télécommunications.

La ligue a dû signer une entente avec les anciens propriétaires qui permettra à ceux-ci de recevoir un retour sur la transaction. Finalement, placez-vous dans les souliers de Gary Bettman et demandez-vous si retourner à Québec ou à Winnipeg représente un succès pour le commissaire.

Q: Lors des matchs de hockey télédiffusés, on ne voit souvent que le porteur de rondelle et on ne voit pas à qui est destinée la passe. Pourquoi est-il impossible d'avoir un cadrage qui donne une vue d'ensemble?

Guy Robichaud

R: Le découpage du match est une décision du producteur. La plupart du temps, les gens veulent plus d'émotion. On cherche donc des images plus cadrées, des images qui parlent. Votre préoccupation est plus stratégique, plus technique. C'est un peu la mienne aussi! Mais j'ai le privilège de voir les matchs de haut, et je vois les jeux se développer.

Q: À quoi servent les chaises sur la glace après les matchs?

Patrice Moquin

R: Vous êtes très observateur. Pour que la glace demeure lisse, on doit éviter de placer des arrosoirs sur la glace, donc les boyaux sont placés sur les chaises. Les pattes sont recouvertes de plastique, donc ça ne laisse pas de traces.

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