mardi 3 nov, 16 h 38
COLOMBIE-BRITANNIQUE (RC) - Les autorités canadiennes qui enquêtent sur l'arrivée de 76 clandestins à bord d'un navire arraisonné le mois dernier près de l'île de Vancouver ont révélé, lundi lors d'une audience d'immigration, que des traces d'explosifs auraient été trouvées sur deux pièces de vêtement des immigrants illégaux.
Selon des enquêteurs, le bateau, qui a été intercepté le 17 octobre dernier à l'aide d'informations fournies par les services de renseignements australiens, n'était pas l'Ocean Lady, mais plutôt le Princess Easwary. Ce navire appartiendrait aux Tigres de libération de l'Eelam tamoul, une organisation que le Canada a inscrite sur la liste des groupes terroristes.
Seulement un des 76 clandestins, qui serait âgé de moins de 18 ans, a été relâché. Les 75 autres sont toujours emprisonnés dans la région de Vancouver, parce qu'ils représentent un risque pour le Canada, selon les autorités.
L'un des avocats de ces hommes, Lorne Waldman, a confié au Globe and Mail que les allégations des autorités canadiennes sont très vagues. Il croit qu'il s'agit simplement d'une tentative pour maintenir emprisonnés les 75 hommes. Selon leurs avocats, ces clandestins sont des réfugiés qui voulaient fuir la guerre civile au Sri Lanka.
Moyenne (Not Rated)