lundi 3 jui, 12 h 10
BERLIN (Reuters) - L'Allemand Torsten Frings ne participera pas mardi à la demi-finale de Coupe du monde de football contre l'Italie en raison de sa suspension annoncée lundi par la Fifa.
Cette suspension ne porte pour l'instant que sur un match, a précisé un porte-parole de la Fifa. Frings pourrait donc jouer la finale si l'Allemagne bat l'Italie mardi à Dortmund.
La Fifa avait ouvert une enquête au sujet de Frings pour son implication présumée dans la bagarre qui a éclaté à l'issue du quart de finale contre l'Argentine vendredi.
Des chaînes de télévision italiennes ont diffusé des images montrant, selon elles, le milieu de terrain allemand asséner un coup de poing à l'attaquant argentin Julio Ricardo Cruz.
La Fifa s'est procurée ces images pour se prononcer sur le milieu de terrain allemand.
Outre sa suspension d'un match, Frings est mis à l'épreuve pour une durée de six mois et il écopera d'au moins un match de suspension s'il se fait à nouveau remarquer durant cette période, a prévenu la Fifa.
Frings est titulaire depuis le début de la Coupe du monde dans l'axe du milieu de terrain allemand et il aurait été certainement aligné d'entrée de match contre l'Italie sans sa suspension.
Il devrait être remplacé par Tim Borowski ou Sebastian Kehl.
L'"affaire Frings" a provoqué une bataille à distance lundi entre médias allemands et italiens, les premiers accusant les seconds d'user de procédés peu élégants pour accroître les chances de leur équipe avant le match de mardi.
"ONT-ILS SI PEUR DE NOUS?"
En Italie, tout est parti de la chaîne Sky Sport, qui a diffusé des images prouvant, selon elle, que Frings a donné un coup de poing à Julio Ricardo Cruz. Ces images ont ensuite été reprises par d'autres chaînes de télévision, y compris allemandes.
Une partie de la presse allemande, indignée, crie à la manoeuvre transalpine.
"Les Italiens veulent la suspension de Frings", assure Bild, le quotidien le plus lu d'Allemagne, en une, avant de s'interroger: "Ont-ils si peur de nous?"
La Fédération italienne de football assure être étrangère à cette affaire et le quotidien sportif italien Gazzetta dello Sport cite même l'Argentin Cruz: "Non, je n'ai reçu aucun coup, ou en tout cas, je ne l'ai pas senti."
La Repubblica a également reproduit une image de télévision montrant le bras déployé de Frings. Dans son édition de lundi, le quotidien italien se targue d'être à l'origine de l'enquête de la Fifa.
Frings, lui, clame son innocence dans la presse de son pays.
"Je me suis retrouvé au milieu de tout le monde, avec des coups de poing qui volaient", assure-t-il au journal Kreiszeitung Syke.
"J'ai moi-même encaissé deux coups. J'ai brandi mes mains pour me protéger, rien de plus."
Les Argentins Leandro Cufre et Maxi Rodriguez font également l'objet d'une enquête de la Fifa pour leur rôle dans ces incidents.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 Reuters Limited. All rights reserved. Republication or redistribution of Reuters content is expressly prohibited without the prior written consent of Reuters. Reuters shall not be liable for any errors or delays in the content, or for any actions taken in reliance thereon.