lundi 2 nov, 15 h 36
C'est dans un discours aux Nations unies, à New York, que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a demandé à l'Iran de lui fournir une réponse rapide à sa proposition.
L'AIEA a proposé le 21 octobre un accord aux termes duquel l'Iran ferait enrichir à l'étranger son uranium faiblement enrichi afin d'obtenir du combustible pour son réacteur de recherche.
Les trois négociateurs (États-Unis, Russie, France) de ce projet d'accord l'ont accepté, mais Téhéran ne l'a encore ni approuvé ni rejeté.
« Répondre aux inquiétudes de la communauté internationale sur les intentions futures de l'Iran est d'abord une question d'établir la confiance, ce qui ne peut être atteint que via un dialogue », a plaidé le chef de l'agence onusienne.
« [...] J'exhorte l'Iran à être aussi ouvert que possible pour répondre rapidement à ma récente proposition [...] qui vise à engager l'Iran dans une série de mesures qui pourraient établir la confiance et ouvrir la voie à un dialogue complet et substantiel entre l'Iran et la communauté internationale », a déclaré M. ElBaradei devant l'Assemblée générale de l'ONU.
Téhéran joue les prolongations
Le même jour, les Iraniens annonçaient qu'ils voulaient la mise sur pied au sein de l'AIEA d'une commission de révision du projet d'accord.
« Il y a deux jours, nous avons transmis notre point de vue et nos observations à l'AIEA, donc il est tout à fait possible de créer une commission technique pour réexaminer et reconsidérer toutes ces questions », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.
En attendant, l'Iran « continuera d'enrichir » de l'uranium afin de pourvoir aux besoins de sa centrale de production électrique, a-t-il précisé.
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