Radio-Canada

Dépression : Les aliments transformés montrés du doigt

lundi 2 nov, 18 h 47

Une mauvaise alimentation ne mènerait pas seulement à l'obésité et à des problèmes de santé physique. Une consommation importante d'aliments transformés et gras augmenterait aussi le risque de souffrir d'une dépression, préviennent des nutritionnistes britanniques.

Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs de l'University College de Londres ont analysé le régime alimentaire de 3500 fonctionnaires pendant 5 ans à la lumière de leur état psychologique.

Les participants ont été séparés en deux groupes:

  • Un premier comprenait des personnes qui mangeaient habituellement des légumes, des fruits et du poisson.
  • Un second consommait davantage d'aliments transformés comme des fritures, des desserts sucrés, de la viande transformée et des produits laitiers gras.

Après avoir pris en compte des facteurs comme le sexe, l'âge, l'éducation, l'activité physique, le tabagisme et les maladies chroniques, les chercheurs ont découvert une différence importante entre les deux groupes sur leur risque de dépression future.

Ceux qui mangeaient davantage d'éléments entiers et sains présentaient 26 % de risques en moins de souffrir d'une dépression que les autres.

De l'autre côté, ceux qui mangeaient beaucoup d'aliments transformés avaient 58 % de plus de risque de souffrir d'une dépression que ceux qui mangeaient moins de ce type d'aliments.

Explications

La Dre Tasnime Akbaraly affirme que ces résultats laissent penser qu'une alimentation riche en fruits et légumes augmente le niveau d'antioxydants dans le corps. D'autres études ont déjà montré une association entre un taux élevé d'antioxydants et un risque plus bas de dépressions.

Le folate, que l'on retrouve dans plusieurs légumes comme le brocoli, les épinards et les lentilles, aurait aussi un effet similaire.

Deuxièmement, le niveau élevé d'acides gras polyinsaturés, qui stimulent l'activité cérébrale, contenu dans le poisson pourrait également jouer un rôle de prévention.

Troisièmement, la variation dans l'alimentation qui accompagne un régime riche en fruits et légumes favoriserait une protection en raison de la combinaison de différents types de nutriments.

Le détail de ces travaux est publié dans le British Journal of Psychiatry.

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