Radio-Canada

Courte piste - Coupe du monde : Derniers tests olympiques

mardi 3 nov, 11 h 27

PATINAGE (RC) - Montréal et Marquette (Michigan). Deux compétitions et deux dernières occasions pour les patineurs de vitesse sur courte piste de se mesurer à leurs adversaires avant les Jeux olympiques de Vancouver.

Plus que les résultats individuels, la plus importante mission des Canadiens à ces deux Coupes du monde est de qualifier le maximum de trois athlètes sur chaque distance pour les JO. Pour ce faire, les représentants de l'unifolié devront terminer parmi les 32 premiers aux classements cumulatifs des 500, 1000 et 1500 m.

À moins d'une catastrophe, le Canada devrait réussir le test haut la main.

Pour les 10 athlètes sélectionnés pour les Jeux, ces deux événements serviront plutôt à peaufiner leur préparation. Pour les entraîneurs, ils serviront à faire le point et à cibler le travail qu'il restera à faire d'ici Vancouver.

« C'est l'occasion de voir où je me situe par rapport aux autres à trois mois des Jeux. Je dois continuer de travailler sur ma stratégie aux 1000 et 1500 m, indique Charles Hamelin, le champion du monde du 500 m. Même si le but premier est de qualifier le pays, je dois garder en tête ma préparation olympique. Mon but est toujours de faire la finale. Et quand je la fais, c'est de gagner. »

À Montréal, du 5 au 8 novembre, les Canadiens profiteront également d'une chance incroyable avant Vancouver: celle de se produire devant leur public. Une situation que connaît bien l'aîné des frères Hamelin, mais pas sa copine Marianne St-Gelais... championne du monde junior du 500 m.

« J'ai fait une Coupe du monde à Richmond l'an dernier, mais j'ai hâte de vivre ça au Québec. Ma famille descend du Saguenay. Je ne dirais pas que je suis stressée, parce que le stress me nuit, mais je suis plus fébrile, plus excitée, soutient la Robervaloise de 19 ans. Moi, je vois ça comme un avant-goût des Jeux. Si ici la foule me dérange, je vais avoir trois mois pour faire quelque chose. »

Avantage ou désavantage?

Justement, après Marquette (12 au 15 novembre), les athlètes disposeront de trois longs mois sans compétition avant les JO. Un avantage certes, pas de long voyage, plus de temps pour développer certaines qualités physiques, mentales et tactiques, mais un avantage qui possède aussi son côté pervers.

Quand ils débarqueront à Vancouver le 12 février, leur dernière situation de course ne sera plus qu'un lointain souvenir, contrairement aux skieurs qui lutteront pour une place olympique jusqu'à la fin janvier.

« J'en ai déjà discuté avec les entraîneurs. Il y a quatre ans, nous avions vécu la même chose et j'avais trouvé cette attente extrêmement difficile, car qu'on le veuille ou non, on stresse pour les Jeux », affirme Kalyna Roberge.

Charles Hamelin, lui, s'en fait moins. Déjà sélectionné pour les JO grâce à sa 3e place au total aux Championnats du monde, le Montréalais de 25 ans n'a pas goûté à la compétition pendant sept mois avant de renouer avec l'action aux Coupes du monde en Asie, en octobre.

« Trois mois, ça va passer comme l'éclair. C'est juste le temps qu'il faut pour recommencer un gros cycle d'entraînement afin d'être au sommet pour les Jeux. »

Peu importe l'état d'esprit de leurs protégés, les entraîneurs ne veulent courir aucun risque. Et ce n'est pas l'absence « officielle » de compétitions qui freinera leur créativité.

« En janvier, on va faire une simulation de compétitions avec tous les membres de l'équipe nationale, même ceux qui ne vont pas aux Jeux. Nous avions fait la même chose un mois avant les sélections olympiques et ça avait beaucoup aidé les athlètes, ça les avait remis en mode compétition », explique Sébastien Cros, l'entraîneur de l'équipe féminine.

Une idée qui fait déjà boule de neige. Le directeur du programme de courte piste, Yves Hamelin, planifie aussi une compétition invitation avec d'autres nations. Après tout, rien de plus facile qu'un petit arrêt à Montréal avant d'atterrir à Vancouver.

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