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Climat: vers des "initiatives" de Paris, Berlin et Brasilia pour un accord à Copenhague

vendredi 30 oct, 13 h 54

BRUXELLES (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé vendredi à Bruxelles que la France, l'Allemagne et le Brésil allaient prendre "des initiatives" en vue de faciliter un accord lors de la conférence de Copenhague, en décembre, sur le climat.

"Avec l'Allemagne et le Brésil, nous allons prendre des initiatives" pour essayer de "mettre un papier sur la table qui puisse faire consensus" à Copenhague, a affirmé M. Sarkozy devant la presse à l'issue d'un Conseil européen à Bruxelles.

Le président français a également fait remarquer qu'avec le sommet de Bruxelles, "pour la première fois, il y a la reconnaissance d'un mécanisme aux frontières au cas où les autres pays du monde ne se doteraient pas des mêmes obligations que l'Europe" en matière de normes environnementales.

Les mots "taxe carbone aux frontières" ne figurent pas dans le communiqué final du sommet, "mais le principe y est", a-t-il souligné.

M. Sarkozy a également dit qu'"il faudra répartir entre les pays membres (de l'UE) l'argent que nous allons donner pour aider les pays les plus pauvres à accéder à l'énergie primaire. Nous avons donc décidé d'un groupe de travail pour tenir compte des possibilités financières de chacun", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'organisation d'une conférence intermédidaire sur le climat, avant celle de Copenhague, qu'il avait proposée à New York en septembre, M. Sarkozy a exprimé ses doutes.

A la mi-novembre "à Singapour, il y aura un sommet de l'Apaic (pays d'Asie et du Pacifique). J'aurais trouvé intéressant, puisqu'il ne manquera que l'Europe, qu'on s'y joigne" mais "tout le monde n'est pas enthousiaste à cette idée, je pense notamment aux Etats-Unis", a expliqué M. Sarkozy.

"J'en ai parlé avec le président (américain Barack) Obama qui veut absolument un succès à Copenhague mais qui se demande si on sera prêt à la mi-novembre. J'en prends acte", a-t-il dit.

"Y aura-t-il un autre sommet intermédaire? Ce n'est pas encore décidé, il y a d'autres possibilités, notamment dans les Caraïbes. On en discute", a-t-il ajouté.

Les Européens se sont mis d'accord vendredi sur une position de négociation en vue de la conférence internationale de Copenhague et sur le principe de l'aide aux plus pauvres, mais en refusant de mettre, à ce stade, de l'argent sur la table, ce qui leur a valu des critiques acerbes des écologistes.

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